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Caucus Africain 2021: L’Energie au cœur des débats

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La rencontre virtuelle présidée par David MALPASS, Président du Groupe de la Banque Mondiale, a permis au Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, d’intervenir sur « l'énergie, comme moteur de la numérisation et de la transformation structurelle de l’économie ».

La consommation d'électricité de tout le continent Africain est inférieure à 3%. Alors que le monde a atteint 83% d'accès à l'électricité, plus de 50% de la population africaine est encore dans le noir. Pourtant, l'Afrique a besoin d'énergie pour stimuler et soutenir le développement économique et social.

Ces constats faits à l’occasion du Caucus Africain organisé dans le cadre des Assemblées Annuelles 2021 du FMI-Banque Mondiale, ont permis au Ministre de l’Economie d’indiquer que la réalisation de l'Objectif de Développement Durable N° 7, à savoir, « Garantir l'accès à une énergie abordable, fiable, durable et moderne », est une priorité absolue pour la Communauté internationale. Dans un contexte marqué par la crise sanitaire COVID 19 et les changements climatiques…, des solutions intelligentes et innovantes sont nécessaires et urgentes.

Le MINEPAT, Gouverneur de la Banque Mondiale pour le Cameroun, en a profité pour faire un plaidoyer. Il a  exhorté l’institution de BrettonWooods à accélérer le soutien à nos pays dotés d'importantes ressources gazières pour développer rapidement et sécuriser le financement des projets bancables relatifs à la conversion de gaz à l'électricité. Alamine Ousmane Mey a également appelé à ne pas exclure le gaz comme énergie de transition, car le gaz, demeure une source importante pour la production énergétique. Selon lui, des modèles et instruments de financement différenciés sont nécessaires. Il est surtout essentiel d'intensifier l'assistance technique dans la conception des stratégies de transition énergétique adaptées aux pays et associées à des réformes audacieuses.

Notons que l'Afrique a la plus faible contribution aux émissions par habitant. Son secteur électrique est suffisamment propre avec une contribution de 0,5% des émissions de gaz à effet de serre. L'exploitation de l'énorme potentiel gazier disponible sur le continent sur une période de 10 ans ne conduira pas à plus de 1% d'émission.