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Projet d’Appui à la Résilience Economique : Les acteurs évaluent la première année de mise en œuvre

Economy
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C’est l’objectif des travaux du Comité de pilotage de ce projet, présidé lundi 16 décembre 2019 à Yaoundé par le Secrétaire Général du Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Jean TCHOFFO.

Les membres du Comité de pilotage du Projet d’Appui à la Résilience Economique (PAREC) se sont retrouvés le 16 décembre dernier à Yaoundé, pour passer en revue les réalisations de ce projet au cours de sa première année de mise en œuvre. A ce jour, le compteur affiche un taux de réalisation de 94%, avec des interventions visibles dans 12 communes des régions de l’Extrême-Nord (Mokolo, Maga, Mora, Moulvoudaye, Kousseri, Touloum), du Nord (Pitoa, Lagdo), de l’Adamaoua (Dir, Ngan Ha) et de l’Est (Doumé, Garoua-boulaï). Ainsi, les acquis du PAREC au titre de l’exercice 2019 sont perceptibles dans divers domaines d’intervention, tels que la création d’emplois, l’inclusion financière, l’insertion socio-économique des couches vulnérables via la promotion des chaines de valeurs agricoles.

S’agissant de la création d’emplois, 10 bureaux d’emplois communaux ont été créés et dotés d’équipements (informatique, bureautique, roulant) afin d’accompagner les communes bénéficiaires dans l’accomplissement de leur mission de promotion de l’emploi au niveau local. Par ailleurs, 360 jeunes et femmes ont été formés à l’élaboration des plans d’affaires et 275 jeunes insérés en auto-emploi à travers des dotations en équipements pour la mise en œuvre de 62 microprojets.

Concernant l’appui à l’insertion socio-économique des couches vulnérables, 06 chaines de valeurs prioritaires (manioc, arachide, oignon, riz paddy, haricot, niébé) ont été identifiées dans les communes cibles et les capacités des acteurs concernés ont été renforcées en matériel agricole et de transformation pour accroître les performances de ces filières.

Pour ce qui est de l’amélioration de l’accès des personnes vulnérables aux produits et services financiers adaptés à leurs besoins, 03 services financiers digitaux ont été développés en collaboration avec des établissements de microfinances partenaires, et plusieurs acteurs nationaux ont été sensibilisés sur les opportunités de développement de la finance islamique.

En plus de ces réalisations, une architecture technique et fonctionnelle a été développée. Elle permet de prévenir et de gérer les chocs affectant l’offre et la demande des produits de consommation de masse. Une étude de faisabilité des systèmes communautaires d’approvisionnement des marchés en denrées de première nécessité a également été réalisée. Ces résultats et bien d’autres justifient la satisfaction exprimée par la représentation du PNUD au Cameroun, l’un des partenaires du PAREC.

EN rappel, le PAREC est une initiative conjointe du gouvernement camerounais et du PNUD, visant à réduire la pauvreté et les inégalités au niveau local, à travers l’accès des populations vulnérables aux opportunités socio-économique en vue de renforcer leur résilience économique. Il se veut un instrument de lutte contre la pauvreté, le sous-emploi, les inégalités et l’exclusion économique des plus démunis. Pour sa mise en œuvre efficace, le PAREC repose sur une approche multisectorielle, impliquant plusieurs administrations publiques, et s’inscrivant dans le processus de décentralisation en cours au Cameroun.