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Agro-industrie : le Gouvernement promeut l’utilisation des intrants locaux

Economy
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Les responsables des grandes entreprises du secteur privé agroindustriel et les administrations publiques du secteur agricole se sont réunis à Yaoundé le 05 septembre dernier, à l’effet d’échanger sur les conditions idoines à mettre en place pour promouvoir l’utilisation des intrants locaux dans le processus de production.

Le constat est clair. Les importations de plusieurs produits agricoles grèvent la balance courante et contribuent à plomber l’économie nationale. L’initiative du Gouvernement d’élaborer une stratégie visant à inciter les grandes industries du secteur agroalimentaire à l’utilisation des intrants agricoles locaux dans leur processus de production, vise donc à promouvoir la transformation plus accrue des matières premières agricoles, à instituer des standards de qualité pour les produits agricoles locaux et à mettre en place des circuits de commercialisation appropriés. Ce qui permettra de réduire les importations des intrants et d’équilibrer la balance commerciale.

Pour le Secrétaire Général du Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Jean Tchoffo, la concertation entre le MINEPAT et les grandes entreprises du secteur agroalimentaire s'inscrit dans le cadre du dialogue public-privé, en vue de trouver les voies et moyens permettant d'induire la transformation structurelle de l'économie, en s'appuyant sur le secteur agricole et l'agro-industrie, via la promotion des chaînes de valeurs agricoles. Selon Jean Tchoffo, il s’agit aujourd’hui pour le gouvernement d’accompagner le secteur privé, afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle de moteur de la croissance, dans un contexte où le Cameroun est résolument engagé vers la transformation structurelle de son économie.

Il est à noter que les agro-industries occupent une place importante dans le secteur industriel et représentent environ 44% des industries manufacturières et 24% du secteur secondaire. A l’examen de la balance des biens, l’on note qu’entre 2010 et 2018, les importations de produits agricoles ont évolué à la hausse passant de 987 milliers de tonnes à 1657,3 milliers de tonnes, soit une hausse de 67,9% en moyenne, pour une facture des importations de produits agricoles estimée en 2018 à 369,9 milliards de FCFA.

En outre, sept (07) groupes de produits agricoles grèvent la balance courante à l’importation. Il s’agit notamment des céréales (le blé, le riz, le maïs, le malt), des produits de la minoterie, le sucre raffiné de canne ou de betterave, l’huile de palme brute, les fruits comestibles, les préparations à base de cacao, les tourteaux de soja, la pâte de tomate. La plupart de ces produits sont des intrants agricoles qui rentrent dans le processus de production des grandes industries du secteur agroalimentaire. Un secteur qui représente environ 18% du PIB en 2018.