Sidebar

Les responsables du MINEPAT identifient les leviers de la transformation structurelle

Planning
Typography
  • Smaller Small Medium Big Bigger
  • Default Helvetica Segoe Georgia Times
There is no translation available.Ils se sont retrouvés le 29 janvier 2019 au Palais des Congrès de Yaoundé, dans le cadre de la traditionnelle Conférence annuelle des responsables des services...

Pour 2019, la priorité sera accordée à la « Transformation structurelle de l’économie camerounaise pour accélérer sa marche vers l’émergence ». Ce thème choisi par le MINEPAT, découle des hautes orientations du Président de la République contenues dans son discours d’investiture du 06 novembre et son Message à la Nation le 31 décembre 2018. Dans ces adresses, Paul BIYA instruit le gouvernement de « conforter le taux de croissance de l’économie nationale » et de « réduire les importations de biens et services ». Bien plus, cette thématique se justifie par le double choc économique et sécurité, à l’origine de la fragilité actuelle des performances économiques du Cameroun.

Il est donc question, à travers l’édition 2019, d’améliorer le cadre macro-économique du pays, de rétablir la viabilité des finances publiques et de rééquilibrer les comptes extérieurs à moyen-terme. En ouvrant les travaux de cette grand-messe, en présence de plusieurs partenaires au développement et d’une dizaine de membres du gouvernement, le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine OUSMANE MEY, a rappelé aux participants qu’il s’agit « d’approfondir la réflexion autour de la transformation structurelle  de notre économie, qui devrait se matérialiser avec plus de vigueur au cours de l’opérationnalisation de la deuxième phase de la Vision 2035 ».

Trois sous-thèmes articulés autour du thème central, ont fait l’objet de plusieurs échanges.

Le premier sous-thème  intitulé :   « rééquilibrage de la balance courante par le développement des secteurs prioritaires », a permis de relever le contraste entre le niveau de développement de l’économie camerounaise et la structure de son PIB, qui donnent l’impression que le pays a une économie de services.  De plus, un  listing des principaux produits importés a été dressé pour indiquer l’extraversion de la consommation nationale, à l’origine de l’aggravation du déficit de la balance commerciale avec plus de 818 milliards de FCFA au premier semestre 2018. Une série de mesures a été préconisée pour inverser la tendance. En l’occurrence : la confortation de l’innovation et de la recherche ; la création des laboratoires pour garantir la conformité des produits importés et exportés ; le développement des chaînes de valeur afin de permettre la transformation des produits locaux; le choix des produits sur la base des dotations factorielles et tenant compte des importations.

Le 2ème sous-thème intitulé : « Cadre stratégique d’accélération de la marche vers l’émergence », a révélé  que la mise en œuvre du DSCE présente un bilan mitigé du point de vue des objectifs globaux en matière de croissance, d’emplois et de pauvreté monétaire. Néanmoins, un résultat relativement satisfaisant est observé du point de vue des considérations clés de ce document-cadre. Sur la base de ces constats, des défis à relever pour maintenir le cap vers l’émergence ont été relevés par les participants, notamment : la réduction de la propension du Cameroun à importer tout en promouvant les exportations ; le renforcement du rôle stratégique des CTD comme maillon essentiel de développement ; l’amélioration de la coordination dans la conduite des politiques publiques ; la mise en place d’un système statistique performant ayant un maillage régional et local.

En outre, plusieurs travaux sont annoncés au MINEPAT en rapport avec l’élaboration de la deuxième phase de la Vision, à savoir la finalisation de la revue des politiques publiques sur la période 2010-2018, l’organisation des consultations participatives et des concertations avec les universitaires, l’élaboration du cadre macro-économique de la phase II de la Vision, etc.

Enfin, le troisième sous-thème portant sur « la contribution du secteur privé à l’effort de développement en vue de l’émergence », a indiqué le profil actuel du secteur privé au Cameroun, lequel est composé du secteur formel à 60% et du secteur informel qui représente 40%. Pour Christophe EKEN, le gouvernement devrait renforcer le dispositif d’accompagnement des entreprises mises en place pour améliorer la contribution du secteur privé à l’effort de développement. Pour y parvenir, le président de la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat, propose l’opérationnalisation de la loi du 16 décembre 2013 régissant les zones économiques ; la protection des industries locales à travers la promotion des champions nationaux et du patriotisme économique ; l’amélioration de l’outil de production des entreprises nationales ; la création d’une banque de développement ou d’un fonds de compétitivité au profit du secteur privé ; le renforcement du partenariat public-privé en vue d’une meilleure appropriation des mesures étatiques en faveur des opérateurs économiques, l’harmonisation des identités fiscales et leurs contrôles, etc.